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LE DEUIL

LE DEUIL

LE DEUIL

L’allongement de la durée de vie fait souvent coïncider la confrontation à la mort et la période du grand âge. Aujourd’hui, en Occident, une personne, en moyenne, ne perd ses deux parents que lorsqu’elle parvient à la retraite. Il est fréquent de n’avoir jamais rencontré un mort avant la quarantaine, et la réalité de la mort effraie, voire panique. Le deuil est un phénomène essentiellement humain.

La Vie n'est pas une partie d'échec

Avec elle, soyons encourageant, renforçons ses réussites et banalisons ses échecs.

LE DEUIL

Seule l’espèce humaine a développé des rites funéraires témoignant d’une croyance symbolique en un au-delà de la mort. Des vestiges de  »traitement des morts » datant de cent mille ans environ expriment déjà l’idée de manifester la puissance du mort, de lui donner les moyens de  »survivre » ailleurs. Jusqu’à notre époque, des rituels précis ont eu pour fonction principale de canaliser le chagrin des survivants et, surtout, de compenser la rupture du groupe (familial et social) par une reconnaissance commune de la perte.

DES RITUELS POUR TRANSCENDER LA MORT

Dans la plupart des cultures, le mourant était souvent honoré jusqu’au bout, et son corps faisait l’objet d’une préparation qui permettait la visite de tous ses proches. Puis venait la séparation. La dernière image du défunt disparaissait définitivement à l’intérieur du cercueil, une seconde séparation était symboliquement accompagnée lors de la mise en terre. Face à la difficulté de ces deux séparations, les gestuelles et les mots consacrés traduisaient une forme de transcendance de la situation. Plus petit dénominateur commun de tout l’humanité, la mort s’avérait la conclusion de toute chose, dans l’espoir d’un renouveau ailleurs (en fonction des religions). La commémoration, en rappelant la douleur passée de la séparation, en constituait souvent le terme et admettait le retour des activités, voire de nouveaux attachements. Ainsi codifié, le déroulement du deuil tombait sous le sens social. Un survol des différents pratiques funéraires planétaires permet de reconnaître de nombreux invariants qui justifient l’interprétation de deuil suivante : si le groupe familial est démuni à la suite de la perte d’un de ses membres, un temps de reconstitution est admis et une limite est fixée dans le temps. Cette vision anthropologique recoupe, en fait, une interprétation psychologique développée sous l’égide de K.Abraham puis de S.Freud : le  »travail de deuil », indispensable à l’acceptation de la perte, à la diminution de la souffrance, puis au réinvestissement de la vie, s’insère finalement au sein même de cette codification sociale marquée par les rites funéraires et les codifications du temps de deuil.

Empreinte

DEUIL NORMAL, DEUIL COMPLIQUÉ, DEUIL PATHOLOGIQUE

Le deuil normal se liquide assez rapidement en passant successivement par les trois phases de détresse, de dépression et d’adaptation grâce aux processus de désinvestissement, d’intériorisation et d’identification à l’objet disparu, de culpabilité puis de détachement final. Le deuil compliqué se caractérise par un blocage du travail avec prolongation de la phase dépressive, réactions de stress (avec possibilité de manifestations psychosomatiques graves) et passages à l’acte suicidaires particulièrement fréquents. Le deuil pathologique débouche sur la maladie mentale. Ses critères sont un retard dans l’apparition de l’affliction puis une prolongation de son évolution au-delà de deux ans et une menace réelle sur la santé psychique. Il peut s’agir d’une véritable psychose mélancolique ou maniaque (manie de deuil avec négation de la perte) ou d’un deuil obsessionnel, ou encore d’une hystérie de deuil.

DES LIEUX INADAPTÉS

L’hôpital et les institutions sanitaires qui recueillent le dernier souffle de 70% de la population constituent un lieu du  »mourir » souvent inadapté. En revanche, le développement des soins palliatifs a renouvelé l’intérêt pour la fin de vie avec la préoccupation principale d’améliorer le confort du mourant, facilitant ainsi le deuil des familles.

PARFOIS, LE CŒUR BRISE

Le psychiatre anglais C.Murray Parkes a mis en évidence le  »syndrome du cœur brisé », qui, métaphoriquement et concrètement, se traduit par une élévation de la mortalité cardio-vasculaire chez les veufs et les veuves. Les veufs présentent une augmentation paticulière des risques pour des raisons biologiques certes (hormones différentes de celles des femmes), mais aussi multiculturelles : ils présentent difficilement une image affaiblie, s’expriment beaucoup moins auprès de leurs proches que les femmes et vont moins consulter un médecin ou une association.

Les Pleurs

LE DEUIL

DU SOCIAL AU PSYCHOLOGIQUE

Freud n’aurait sans doute pas imaginé le délitement des rites funéraires au XXIe siècle. Effacement des coutumes ancestrales, perte du sens des anciennes contraintes ont conduit, surtout en zone urbaine, à un désinvestissement de l’accompagnement du défunt et celui des endeuillés. La  »psychologisation » de la mort est, en fait, l’aboutissement d’une désocialisation qui laisse ces endeuillés sans explications, sans limites et sans aide face à la perte. Le XXe siècle est à l’origine de ce changement. Période de guerres mondiales, de génocides, mais aussi prise de conscience de l’humanité et montée de l’individualisation, il s’est terminé sur un désinvestissement des idéologies et des grandes religions. Du terrain social, le deuil passe dans le domaine du psychologique. Le travail de deuil consiste en un lent rappel de tous les souvenirs liés au défunt, souvenirs, mais aussi émotions inconscientes, projets, fantasmes.

DU SOCIAL AU PSYCHOLOGIQUE

La période du deuil aboutit, dans le meilleur des cas, à l’intériorisation de la personne perdue. Le travail de deuil est donc une série d’oscillations entre un accrochage au passé et une timide constitution de projets autour de l’absence, acceptée comme un renoncement définitif à l’être chéri. Il est aussi caractérisé par la tristesse, l’angoisse de la solitude et la perte des plaisirs d’antan.

Sur le plan comportemental, les signes de la dépression, comme le ralentissement de la parole et des gestes, la fatigue alternant avec des moments d’intense agitation, sont fréquents. L’absence de communauté sociale ou religieuse renforce les sentiments d’incompréhension, de folie et la tendance suicidaire. Les plaintes physiques des endeuillés les conduisent plutôt chez le médecins, qui traduit en arrêt de travail un phénomène normal consécutif à un événement de vie majeur. Ces manifestations révèlent l’absence de place pour les endeuillés et l’inadéquation de réponses normées à cette période difficile.

L’inadéquation de l’accompagnement trouve son palliatif dans le développement d’associations avec des groupes de paroles d’endeuillés qui permettent le rétablissement des liens sociaux et l’accompagnement.

 

 

 

Coeur Saignant

Les yeux du coeur

LE DEUIL

LES COMPLICATIONS DU DEUIL

Ainsi, l’absence d’accompagnement du deuil, mais aussi des difficultés précoces à se séparer des premiers objets d’amour se traduisent par des complications au niveau de temps, de la personnalité, du groupe. Le chagrin peut être refusé pendant longtemps : absence d’acceptation de la perte, déni des émotions et sentiments qui en découlent. Le deuil peut, au contraire, être prolongé très longtemps, voire toute la vie. Enfin, des personnes qui, au cours de leur enfance, n’ont pas intégré les séparations successives de la vie éprouvent souvent d’importantes difficultés à supporter les ruptures et les pertes courantes. Les circonstances du deuil sont aussi à l’origine de grands troubles : perte catastrophique, anormale (jeune âge, femme enceinte), situation de guerre ou mort collective. Aujourd’hui, une certaine reconnaissance de ces facteurs conduit à anticiper les effets de ces pertes majeures. Le soutien psychologique apporté dans l’urgence et dans les grands bouleversements environnementaux ou humains témoigne de cette prise de conscience.

Ce que l'homme peut de moins en moins satisfaire aujourd'hui, c'est le besoin inconscient de s'unir, de se relier au monde par toutes ses forces positives les plus profondes. Il souffre de vivre plus que jamais ''séparé'', aliéné de l'autre et de lui-même

Ce que l’homme peut de moins en moins satisfaire aujourd’hui, c’est le besoin inconscient de s’unir, de se relier au monde par toutes ses forces positives les plus profondes. Il souffre de vivre plus que jamais  »séparé », aliéné de l’autre et de lui-même

LE TRAVAIL DU DEUIL

L’expression  »travail du deuil » a été introduite par S.Freud en 1915. K.Abraham en 1912 et Freud en 1916 ont démontré l’analogie du deuil avec la mélancolie. Si le deuil lié à la perte d’un être dans la réalité, le travail du deuil se fait en plusieurs temps : 1. phase d’idéalisation de l’être, souvent accompagnée de culpabilité (autoreproches du sujet) ; 2. perte d’intérêt pour le monde extérieur sauf pour ce qui touche ce qui peut rappeler la personne disparue. Recul devant toute activité qui éloignerait le souvenir de l’être aimé ; 3. détachement progressif de la libido à l’égard de l’être qui permet le retour vers de nouveaux investissements.

Ce travail du deuil est  »normal » et c’est l’épreuve de la réalité qui permet au sujet de se détacher progressivement de sa souffrance. Le rapprochement fréquent entre le deuil et la mélancolie a permis de différencier la dépression dite  »normale » et la dépression  »pathologique ». Cependant, la douleur du deuil dans les deux cas s’apparente à l’angoisse de séparation. Dans la mélancolie, la perte de l’objet ou de l’être est souvent inconsciente ; elle s’associe à une perte d’estime de soi et une auto-accusation. La troisième phase ne se résout pas comme dans le deuil par un détachement de l’objet d’amour ; le sujet mélancolique est atteint par la perte du sens dont la disparition de l’objet n’est que le prétexte. Pleurer la disparition d’un être cher n’est pas du même ordre que le rappel de la douleur de la perte de l’objet d’amour. Dans le premier cas il y a un travail du deuil qui se fait au fil du temps ; dans le second il s’agit plutôt d’un évitement de la perte. J.Lacan, en mettant l’accent sur la  »douleur d’exister », affirme le manque comme fondateur du désir.

La Confiance en soi

LE PASSAGE DU DEUIL PASSE PAR LA CONFIANCE EN L’AUTRE

Si nous établissons avec nous-mêmes une relation basée sur des éléments de contrôle, de blâme, de critique, de sarcasme, de colère, de ressentiment, de frustration, d’insatisfaction, de chagrin, de jalousie, de rejet, de méfiance, de culpabilité, de peur, de mépris, de dénigrement, de stress, d’inaction, d’agressivité, d’insécurité, de replis sur soi etc… Nous découvrirons automatiquement que nous nous sentons mal à l’aise dans les relations à long terme menaçante et nous éprouverons le désir d’établir des relations plus saines et plus matures avec les autres. Nous pouvons poser des gestes afin d’établir des relations stimulantes et sûres, et il y a deux aspect à considérer pour pouvoir relever ce défi : l’un consiste à savoir quelles relations éviter et l’autre, lesquelles favoriser.

Les relations à éviter sont celles qui se caractérisent par les éléments suivants : . Possessivité . Contrôle . Domination . Manipulation . Agression . Passivité . Jugement . Amour conditionnel . Manque d’amour . Violence . Hostilité . Critique . Blâme . Accusation . Négligence . Dépendance . Manque de stimulation . Manque de respect.

Nous nous demandons peut-être :  »Comment éviter ces relations alors que notre entourage est constitué de gens présentant ces caractéristiques. » Il existe deux possibilité : il faut d’abord que nous  »enlevions la poutre dans notre oeil » et ensuite que nous reconnaissions que ces comportements à éviter sont dommageables non seulement pour notre développement, mais aussi pour le développement des gens qui y recourent. Il ne s’agit pas de rejeter ceux qui affichent les comportements protecteurs énoncés précédemment, mais il ne s’agit pas non plus de rechercher leur compagnie ni de s’associer avec eux. Lorsqu’il s’avère impossible de les éviter, il faut absolument les affronter et affirmer notre droit d’être accepté, reconnu et apprécié. Il faut confronter ces personnes d’une façon respectueuse, mais en aucun cas se faire complice de leur façon protectrice d’agir avec nous. Encore là, l’affirmation de soi et la confrontation dans le respect de l’autre n’est possible que si nous avons appris à nous accepter et à reconnaître notre propre valeur.

La Confiance du Secret

Il importe que nous évitions les relations qui ne nous offrent pas la sécurité, mais il est plus important encore de rechercher activement des gens avec qui nous nous sentons en confiance.

Les relations fiables se caractérisent par des attitudes telles que : . Respect . Estime . Écoute active . Acceptation . Bonté . Bienveillance . Patience . Tolérance . Amour inconditionnel . Impartialité . Justice . Confiance en soi . Confiance réciproque . Autonomie . Maturité . Affirmation de soi . Encouragement de l’effort . Louange de l’effort . Affirmation . Honnêteté . Ouverture . Authenticité . Sincérité . Loyauté . Fidélité . Compassion . Compréhension . Franche détermination

Une relation basée sur la confiance se révèle stimulante, libre de tout jugement et inconditionnelle. Mais ou la trouver, disons-nous ? Il ne fait aucun doute que les relations à éviter sont plus courantes que celles à rechercher, mais rien n’est entièrement noir ou entièrement blanc. Par conséquent, les relations les plus courantes s’avèrent celle qui offrent un bon niveau de sécurité tout en présentant des aspects inquiétants. Il s’agit alors de choisir les plus saines. De plus, lorsque nous nous comportons envers les autres en adoptant les attitudes précédemment mentionnées, nous leur inspirons une plus grande confiance, ce qui les porte à se montrer ouverts et à établir avec nous une relation non conditionnelle. Il faudra toutefois faire preuve de patience, parce qu’avec les gens atteints de traumatismes psychiques (incluant nous-mêmes), il faut beaucoup de temps avant que ne s’établisse un climat de confiance à l’intérieur d’une relation affectueuse, pourtant si apaisante.

Caractéristique de l'Accomplissement Personnel

La confiance 1

LA COOPÉRATION

Coopération vient du latin, co, ensemble, operari, travailler, opérer ; opérer ou travailler conjointement avec quelqu’un.

 » La coopération consiste en interactions ordonnées, en une oeuvre collective et harmonieuse orientée vers un objectif commun : c’est l’harmonie et l’assistance mutuelle. »

Nous pouvons considérer que tous les actes qui perturbent les relations humaines sont opposées aux règles de la coopération. Tous les actes dont l’effet est d’éliminer les frictions et les antagonismes dans les relations humaines semblent s’accorder avec les règles de la coopération.

On peut considérer que les actes qui stimulent et renforcent ces qualités sont conformes aux règles de la coopération et que les enfreint tout acte qui crée la mésentente, les heurts et l’hostilité.

Pour ce qui est de l’harmonie dans les relations intimes, en particulier, il est impératif que les règles de la coopération soient observées, puisque l’union commune est la forme de vie la plus étroite, l’association la plus intime qui puisse exister entre deux être humains.

 

Tous les actes dont l'effet est d'éliminer les frictions et les antagonismes dans les relations humaines semblent s'accorder avec les règles de la coopération.

Opérer ou travailler conjointement avec quelqu’un.
C’est l’harmonie et l’assistance mutuelle.

LA DOUCEUR

C’est un courage sans violence, une force sans colère. La douceur est d’abord une paix, réelle ou souhaitée : c’est le contraire de la guerre, de la cruauté, de la brutalité, de l’agressivité, de la violence. Paix intérieure, et la seule qui soit une vertu. Souvent trouée d’angoisse et de souffrance, parfois illuminée de joie et de gratitude, mais toujours dépourvue de haine, de dureté, d’insensibilité.

La Douceur

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